« ce n’est pas d’en savoir beaucoup qui rassasie et satisfait l’âme, mais de sentir et de goûter les choses intérieurement. » n°2

Principe et fondement

L’homme est créé pour louer, révérer et servir Dieu notre Seigneur et par là sauver son âme, et les autres choses sur la face de la terre sont créées pour l’homme, et pour l’aider dans la poursuite de la fin pour laquelle il est créé. n°23

n° 46 La prière préparatoire est de demander à Dieu notre Seigneur sa grâce pour que toutes mes intentions, actions et opérations soient purement ordonnées au service et à la louange de sa divine Majesté.

 

Additions

 

La première addition.  Après m’être couché, au moment où je veux m’endormir, penser, pendant le temps d’un Ave Maria, à l’heure à laquelle je dois me lever et pour quoi, en repassant l’exercice que j’ai à faire.

 

74 La deuxième addition.  Quand je me réveillerai, sans laisser place à telles ou telles pensées, être tout de suite attentif à ce que je vais contempler dans le premier exercice (…) 

C’est avec ces pensées ou avec d’autres, selon ‘la matière proposée’, que je m’habillerai.

 

75 La troisième addition.  A un ou deux pas de l’endroit où je dois contemples ou méditer, je me tiendrai debout, le temps d’un Pater noster, l’esprit tourné vers le haut, considérant comment Dieu notre Seigneur me regarde, etc. ; puis faire une révérence ou une génuflexion.

 

76 La quatrième addition.  Entrer, dans la contemplation tantôt à genoux, tantôt prosterné à terre, tantôt étendu le visage vers le haut, tantôt assis, tantôt debout, toujours à la recherche de ce que je veux.

Nous observerons deux choses.

- La première : si je trouve ce que je veux en étant à genoux, je n’irai pas plus loin ; et si c’est prosterné, de même, etc. 

- La seconde : c’est au point où je trouverai ce que je veux que je resterai en repos, sans me soucier d’aller plus loin, jusqu’à ce que j’en sois rassasié.

 

77 La cinquième addition.  Après avoir terminé l’exercice, pendant un quart d’heure, soit en étant assis ou en me promenant, je regarderai comment les choses se sont passées pour moi pendant la contemplation ou la méditation Si c’est mal, je regarderai la cause d’où cela provient et, l’ayant regardée, je m’en repentirai pour m’amender à l’avenir. Si c’est bien, je rendrai grâces à Dieu notre Seigneur et je ferai de même une autre fois.

 

78 La sixième addition.  Ne pas vouloir, penser à des choses qui donnent plaisir ou allégresse, comme la gloire, la résurrection, etc. ; car toute considération donnant joie et allégresse empêche de sentir la peine, la douleur et les larmes pour nos péchés ; mais avoir présent à l’esprit que je veux m’affliger et sentir de la peine, me remettant davantage en mémoire la mort et le jugement.

 

79 La septième addition.  Dans le même but, me priver de toute lumière, fermant fenêtres et portes, le temps que je serai dans la chambre ; à moins que ce ne soit pour dire l’office, lire et prendre les repas.

 

80 La huitième addition.  Ne pas rire, ne rien dire qui fasse rire.

 

81 La neuvième addition.  Tenir les yeux baissés, sauf pour accueillir la personne avec qui je parlerai ou pour prendre congé d’elle.

 

Définition et méthode

Première annotation. Par ce terme d’exercices spirituels, on entend toute manière d’examiner sa conscience, de méditer, de contempler, de prier vocalement et mentalement, et d’autres opérations spirituelles comme il sera dit plus loin.

De même, en effet, que se promener, marcher et courir sont des exercices corporels, de même on appelle exercices spirituels toute manière de préparer et de disposer l’âme pour écarter de soi tous les attachements désordonnés et, : les avoir écartés, pour chercher et trouver la volonté divine dans la disposition de sa vie en vue du salut de son âme. n°1

n°2 Deuxième annotation. Celui qui donne à un autre une manière et un ordre pour méditer ou contempler, doit raconter fidèlement l’histoire de cette contemplation ou de cette méditation, en ne parcourant les points que par une brève ou sommaire explication. Car, lorsque celui qui contemple part de ce qui est le fondement véritable de l’histoire, la parcourt, réfléchit par lui-même et trouve quelque chose qui lui explique ou lui fasse sentir un peu mieux l’histoire, soit par sa propre réflexion, soit parce que son intelligence est éclairée par la puissance divine, il y trouve plus de goût et de fruit spirituel que si celui qui donne les exercices avait beaucoup expliqué et développé le sens de l’histoire ; car ce n’est pas d’en savoir beaucoup qui rassasie et satisfait l’âme, mais de sentir et de goûter les choses intérieurement.

© 2014 by Site Officiel de la paroisse Saint Paul Saint Louis à Paris   v1.16. 01/20      Toutes les oeuvres en photo sur ce site proviennent de la paroisse Saint Paul.    

 

 

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